Une boite à outils innovante pour connecter tous ses accessoires

La boite à outils connectée du XXIe siècle permet désormais d’œuvrer avec confort à distance en étant raccordé électriquement ou d’assurer la traçabilité, sans risque, de tous ses équipements.

La construction, secteur favorable au développement et à la progression de l’internet des objets (IoT), connaissait déjà quelques avancées technologiques fortement propices à l’amélioration de la qualité de travail des agents sur le terrain. Après avoir doté de connectivité divers équipements tels que les lunettes, casques, chaussures ou gants, ce sont désormais les boites à outils qui se parent d’intelligence.

CoolBox, la pionnière

Basé sur le concept d’une boite à outils pertinemment connectée, la caisse CoolBox ressemble extérieurement à tous les standards classiques du genre. Ses différences ? Elle dispose d’un volumineux coffre de rangement, peut se décliner en plusieurs couleurs de finition et embarque en son sein 2 ports USB ( sur la façade), un performant éclairage LED, des enceintes bluetooth, une station d’accueil pour appareil mobile (tablette, smartphone), une batterie rechargeable de 12 volts, un couvercle magnétique, une horloge, un système de rallonge raccordé à 3 prises électriques ainsi que, idéal pour tout chantier harassant, un décapsuleur de bouteilles.

Proposée originellement (janvier 2015) en crowdfunding via la plateforme Indiegogo pour asseoir son déploiement, le projet CoolBox des jeunes entrepreneurs californiens Mike D’Agostini et Christopher Engelo – sous la bannière Projet Copilot – a su séduire les investisseurs dès la première heure. En effet, alors que ces derniers ne glanaient qu’un modeste objectif de financement de départ de 50 000$, le montant amassé s’élevait déjà à 54 000$ en février 2015 pour atteindre aujourd’hui, 5 ans plus tard… 425 166$ (391 969€) représentant pas moins de 1 947 participations.

Il semblerait néanmoins que le produit ne soit pas encore accessible au public, par volonté de ses créateurs qui lui ambitionneraient d’autres fins ou car, tout simplement, il n’aurait pas su conquérir suffisamment d’acheteurs. En cela réside également la dure loi commerciale du monde des start-ups: en dépit d’idées convaincantes, de recherches foisonnantes et d’innovations intéressantes, le marché ne se révèle pas toujours prêt ou à l’écoute.

 

Detection Bag, la sécurisante et ultra-résistante caisse mobile de FACOM  

Un an et demi après le lancement de la CoolBox de Projet Copilot, c’est le Français FACOM qui s’est infiltré dans la brèche de la boite à outils connectée en mettant sur le marché son Detection Bag assurant la traçabilité des accessoires en temps réel. En effet, il est à noter que certains materiels oubliés, perdus voire détériorés, dans certaines zones de travail jugées sensibles peuvent parfois engendrer des conséquences désstreuses.

Ainsi, pour maîtriser ce que les analystes et porteurs de risques nomment les FOD (débris de corps étrangers) ou FME (Foreign Material Exclusion), FACOM a eu l’idée de mettre au point un sac textile autonome et extrêmement mobile de 18kg à 23 kg (doté de roulettes, lanières, poignées et bande rétro-réfléchissante pour trois possibilités de portage), résistant (notamment aux huiles, solvants ou au kérosène), et pouvant s’adapter à tout environnement (chaud, froid, aérien, extérieur…). Il possède par ailleurs l’ingénieux attrait de pouvoir s’interfacer à des outils équipés de puces RFID (radio frequency identification) afin de les identifier/repérer aisément à distance.  « La technologie RFID utilise l’énergie propagée à courte distance par le signal radio émetteur : pas de pile nécessaire. Invisibles et résistantes, les puces RFID garantissent un fonctionnement optimal pendant de longues années. La technologie radio employée est de plus sans effet sur l’environnement extérieur », indique le fabricant.

D’une capacité de 50 outils, le Detection Bag ne nécessite que l’installation d’un logiciel (inclus) pour créer sa base de données. « Un scan du contenu du sac est lancé de façon automatique à chaque fois qu’il est ouvert, fermé ou déplacé, via l’accéléromètre. La liste d’outils est comparée avec l’inventaire initial et prévient l’utilisateur de toute erreur détectée : outil(s) manquant(s) et/ou inconnu(s). Après chaque action, un signal lumineux et un signal sonore avertissent l’utilisateur du résultat, en plus du message sur l’écran rétroéclairé » apprend le spécialiste.

 

Le sac est équipé d’une batterie lithium Ion 7,2v qui lui procure une durée de vie minimale de 2 jours.