Source: Sarcos Robotics

Le premier véritable exosquelette de chantier commercialisé en 2020

En 2020, la firme américaine Sarcos Robotics lancera sur le marché son exosquelette Guardian XO Max, un robot d’assistance articulé soulevant des charges de près de 100kg, propice aux travaux de chantiers.

S’il ne s’en révèle pas d’invention récente puisque sa création concrète puise son origine au début des années 1960, l’exosquelette (structure articulée externe) ne trouvait jusqu’à ce jour qu’une exclusive application dans les univers militaire, industriel, ou la médecine. Pour pouvoir effectuer, notamment moins laborieusement, de fines opérations chirurgicales pénibles pour la concentration et les mains de l’homme, ou pour équiper par « augmentation » ou « compensation » des malades souffrant de handicaps lourds tels que la paraplégie.

Or, depuis les premières lueurs de cette année 2019, après 17 ans de recherches et un investissement colossal de 175M$, des ingénieurs américains de la société Sarcos Robotics (experte dans l’industrie de la défense, fournisseur de l’US Army) ont conçu un nouveau modèle d’exosquelette, idéalement dédié au monde de la construction. Ce système robotisé portatif dernier cri – Guardian XO Max de son petit nom (évolution du premier modèle Guardian XO) – permet d’accroître par 20 l’effort physique de celui qui l’utilise, et de soulever ainsi que déplacer aisément des charges n’excédant pas 90kg. Une véritable plus-value pour tous les opérateurs s’affairant sur les chantiers, qui leur offre de surcroît une protection contre des blessures et troubles musculaires autrefois répétitifs. « Les lésions professionnelles au dos coûtent plus de 100Md$ par an aux employeurs américains, ce qui souligne la nécessité d’améliorer la sécurité des travailleurs et de fournir un moyen d’éliminer leurs tensions corporelles », ont déclaré les portes-paroles de l’entreprise, lors de la présentation public de leur bijou d’innovation. «Notre dispositif représente la synergie parfaite entre l’homme et la machine. Il va révolutionner la façon dont le travail s’accomplit » ont-ils poursuivi.

Disposant d’une autonomie de 8h et de batteries embarquées amovibles remplaçables, l’exosquelette n’est entravé par aucun système d’alimentation le reliant à un câble. Il ne suffit que de 30 secondes à une minute pour se vêtir de cette « armure mécatronique », pilotée instinctivement par son utilisateur grâce à des capteurs intégrés. La retirer ne demande ensuite guère plus de temps. Autre avantage, elle s’adapte à tous les terrains par le biais de sa posture bipède et permet ainsi d’accéder à des espaces parfois étriqués dans lequel un engin d’élevage classique ne pourrait s’aventurer. Encore en finalisation de développement, Guardian XO Max ne sera réellement commercialisé sur le marché qu’à partir de 2020. Sarcos Robotics a d’ores et déjà indiqué que sa première formule d’acquisition prendrait tout d’abord la forme d’une location de l’exosquelette.

Un premier exosquelette en France en 2012

Si Sarcos Robotics se démarque aujourd’hui par sa conception d’un véritable exosquelette dédié aux chantiers pour la réalisation de taches diverses, l’Hexagone avait déjà connu de premiers balbutiements sur le sujet en 2012 avec Exhauss, une structure articulée externe facilitant le métier de plâtrier. Un « costume-robot » développé par la société lyonnaise L’Aigle en partenariat avec Stuc et Staff. Pour aider aux harassants et éprouvants ponçages des plafonds, ils ont créé un dispositif réglable et ajustable, soutenant le bras jusqu’au coude en l’englobant totalement, afin de limiter les risques d’affections musculaires sur des actes rébarbatifs.

 

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