Casque connecté : Gain de temps et amélioration de la sécurité sur les chantiers

Apparu entre 2015 et 2016, le casque de chantier connecté introduit depuis quelques années un avant-goût de futur dans l’univers de la construction, déjà très prégnant aux innovations.

Il n’aura pas fallu attendre des décennies pour entrevoir les multiples usages auxquels les objets connectés et l’électronique embarquée, véritables facilitateurs du quotidien, pouvaient permettre d’accéder. Dans la lignée des fameuses Google Glass que l’on ne présente plus et qui ont suscitées de nouvelles initiatives d’application, le casque connecté s’invite sur les chantiers pour les performer.

De la sécurité, oui, mais pas que…

Accessoire obligatoire en temps de travaux, le casque de chantier ne servait jusqu’alors qu’à garantir et améliorer la sécurité des agents présents sur un programme de construction. Désormais optimisé et enrichi grâce aux nouvelles technologies intelligentes et communicantes, ce couvre-chef rigide 2.0 devient un atout indispensable lorsqu’il se révèle connecté. Interfacer les différents collaborateurs afin d’échanger instantanément plus aisément (appels vidéo), éclairer efficacement (plusieurs modes de luminosité), identifier les défauts, anomalies et malfaçons, anticiper les électrocutions ou les blessures diverses…sont autant de fonctionnalités pertinentes offertes par cet équipement innovant.

Son utilité principale s’affiche ainsi clairement : la prévention à 360° des risques sur les chantiers en coordonnant adroitement et avec fluidité des équipes nombreuses et parfois disséminées dans l’espace. Pour assurer la protection de toutes les forces en présence mais également pour leur permettre de gagner en temps et en productivité en interagissant plus adéquatement et finement avec leur environnement de travail.

Quid du casque connecté

Doté d’une visière transparente instrumentalisant la réalité augmentée, le casque de chantier connecté possède la faculté de délivrer en sur-impression dans son champs de vision, sans avoir à se déplacer et utiliser physiquement ses mains, de multiples informations lorsqu’un agent fixe spécifiquement un outil, du matériel, un espace ou un lieu. Il est ainsi possible d’accéder à des données telles que des modes d’emploi, des conseils, des préconisations, des simulations, des renseignements géographiques, des mesures (températures, système métrique, voltage…), des détections de courants alternatifs, de fuites, de déperditions de chaleur (vision thermique), des analyses de bon fonctionnement de machines et d’équipements, des consignes de maintenance (informatique ou technique), ou encore des instructions de sécurité.

Les caques connectés actuellement présents sur le marché

Le premier casque connecté à avoir vu le jour provient d’outre-Atlantique, et plus particulièrement de Californie, où la start-up Daqri s’est établie. « Smart Helmet », tel que la jeune pousse a nommé sa trouvaille de modernisme en collaboration avec le géant Intel (processeur Intel Core m7 6e génération), fonctionne par le biais d’une caméra grand angle haute vitesse et des capteurs sensoriels (caméra infrarouge stéréo, projecteur infrarouge et caméra RGB intégrée) implantés dans sa visière. Son système, développé sous Android, peut se synchroniser, et ainsi être piloté directement, via un smartphone, une tablette ou une montre connectée, jouant ainsi le rôle de claviers. Coûtant à ce jour plusieurs milliers d’euros, « Smart Hellmet » n’est vendu qu’aux entreprises.

Moins éloigné géographiquement, le mastodonte Bouygues (via son Bouygues E-lab pour une commande de la filiale Colas Rail) s’est également intéressé au casque connecté en concevant son propre outil : « Oscar ». Spécialement destiné aux chantiers électriques, il dispose d’un système de communication performant integrant un micro, un haut-parleur mains libres, un mode de discussion à plusieurs, un mode talkie-walkie, un mode écoute, et deux lampes LED. Élaboré pour prévenir les accidents, il émet un signal sonore alertant son porteur lorsque les distances de sécurité s’amenuisent ou sont en passe d’être dépassées.